Optimisation GPS

Alléger un fichier GPX trop lourd pour un compteur GPS

Un compteur qui rame ou refuse de charger une trace n'a souvent qu'un seul problème : trop de points pour ce qu'il sait gérer.

Le symptôme : un compteur qui refuse de charger

Un fichier GPX qui met un temps anormalement long à s'ouvrir, ou qu'un compteur refuse purement et simplement de charger, souffre presque toujours du même problème : trop de points par rapport à ce que l'appareil sait gérer.

Pourquoi un fichier devient trop lourd

Les compteurs Garmin Edge d'ancienne génération, les montres GPS d'entrée de gamme ou certains appareils Wahoo imposent une limite de points par fichier. Un enregistrement long — ultra-trail, randonnée de plusieurs jours, tour à vélo — peut dépasser 50 000 points et franchir cette limite sans prévenir, jusqu'au refus de chargement sur le terrain. Le poids en kilo-octets du fichier suit directement ce nombre de points : un GPX n'est qu'une liste de coordonnées répétée point par point, sans compression — deux fois plus de points, deux fois plus lourd.

Simplifier sans déformer le tracé

Réduire le nombre de points ne doit pas déformer la trace. C'est le rôle de l'algorithme Douglas-Peucker : il retire les points qui n'apportent pas d'information sur la forme du tracé — typiquement ceux alignés sur une ligne droite — et conserve ceux qui marquent un vrai changement de direction, comme les virages.

Dans GPX Edit Pro

Un curseur règle la tolérance en mètres, et un compteur annonce le nombre de points gardés avant de valider. Sur une trace de montre, une tolérance de 5 à 10 m retire souvent plus de 80 % des points sans déformation visible à l'échelle d'une carte. Un pas de travers se rattrape avec Annuler (Ctrl+Z).

La fenêtre Simplifier de GPX Edit Pro : 1756 points ramenés à 141
Le compteur annonce le résultat avant d'appliquer : ici 1 756 points ramenés à 141 avec une tolérance de 10 m.

Régler la tolérance et vérifier avant d'exporter

Plus la tolérance est élevée, plus le fichier s'allège, mais plus le risque de couper un virage serré augmente. La bonne pratique consiste à partir d'une tolérance faible, appliquer, regarder les passages techniques sur la carte, puis recommencer un cran plus haut si le fichier reste trop lourd. Si un virage serré a été coupé, Annuler rend la trace d'avant.

L'erreur la plus fréquente : simplifier trop fort d'un coup

Appliquer d'emblée une tolérance élevée pour gagner du poids rapidement tend à couper les épingles serrées d'une route de montagne ou les lacets d'un sentier technique — des endroits où la précision du tracé compte justement le plus. Mieux vaut partir d'une tolérance faible et l'augmenter par paliers, en vérifiant à chaque étape que les passages les plus sinueux du parcours restent fidèles à l'original.

Le cas d'une trace déjà corrigée en altitude

La simplification agit sur le nombre de points, pas sur les valeurs d'altitude déjà corrigées — les deux opérations sont indépendantes et peuvent se faire dans l'ordre qui convient, sans que l'une n'efface le travail de l'autre.

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